La GRC à la marche (Photo Getty Images Jeff Vinnick)
Trop de sexe à la GRC
Masturbation dans une voiture de police, tentative de relations sexuelles avec une prostituée, avances sexuelles et relations complètes durant les heures de travail, même une agression sexuelle.
Ça se passait au travail, aux postes de police ou dans les autos patrouille. Notre « police montée » semble avoir de sérieux problèmes de discipline.
La liste est longue.
Un rapport interne sur les mauvais coups de ses 18 500 membres au cours de l’année 2009 vient de paraître sur le site Internet du gouvernement fédéral.
C’est la première fois que le gouvernement rend public les méfaits de sa police fédérale, une façon géniale de laver son linge sale en public.
L’idée est venue de Stockwell Day, grand justicier du gouvernement de Stephen Harper. Il voulait lever le voile sur la vraie nature de la GRC. Intitulé : Rapport annuel de la Gestion du processus disciplinaire de la GRC, 2008-2009 il se lit comme la liste des sept péchés capitaux.
Un policier utilisait l’ordinateur au travail pour regarder de la pornographie. Un autre avait une « présence non autorisée dans une résidence privée. » Un troisième envoyait des messages harcelants ce qui lui a valu la perte de 10 jours de paye, et une visite obligatoire chez un « spécialiste. »
Un policier a commis un acte plus sérieux : falsification de ses notes d’enquête. Pour ça, il a été rétrogradé.
Et ça continue :
Troubler la paix – perte de trois jours.
Possession d’une arme à feu non enregistrée – une journée
Possession de stéroïdes – cinq jours.
Ivresse au volant – une journée. (Oui vous avez bien lu!)
Modification d’une ordonnance médicale – cinq jours
Une liste d’horreur qui parle haut et fort. Elle énumère les « écarts » de conduite de nature non criminelle de 56 policiers en plus d’un autre 231 cas moins graves de « manque » de discipline.
Outre les jours de salaire perdus, certains policiers ont été réprimandés, d’autres ont été rétrogradés, et quatre « constables » ont été mis à la porte.
Les délits ne sont pas tous de nature sexuelle. En plus des agressions et du harcèlement il y a eu des propos racistes, des voies de faits, des absences non autorisées, l’utilisation d’une carte de crédit du gouvernement a des fins personnelles et l’utilisation d’une voiture de patrouille a des fins non autorisées.
Depuis 2000, il a eu 1737 cas du genre selon le même rapport excluant les cas criminels, dont la plupart sont toujours devant les tribunaux.
Un joyeux groupe… qui fait la pluie et le beau temps… au grand dam des contribuables.