Michael Ignatieff croit qu'il y a toujours assez de temps pour règler les problèmes linguistiques aux Jeux olympiques.
Ignatieff rêve en couleurs
Michael Ignatieff a beau nous dire que nous n’avons qu’à demander poliment aux organisateurs des Jeux Olympiques de Vancouver et PRESTO, le français sera respecter.
Ça fait une semaine qu’on a publicisée à travers le monde la pitoyable place réservée à la culture francophone d’Amérique lors de la cérémonie d’ouverture.
La gaffe retient toujours l’attention de millions de Canadiens qui se croient dans un pays bilingue d’un océan à l’autre.
La colère initiale est maintenant dissipée, remplacée par la tristesse profonde du peuple canadien qui connaît trop bien comment ces querelles linguistiques peuvent diviser.
C’est pourquoi le leader libéral a émis un communiqué de presse vendredi pour nous dire que c’est le temps de mettre fin à l’affaire.
Il ne faut pas continuer de critiquer « inutilement » le Comité organisateur des Jeux, nous dit-il.
Pardon? « Inutilement? » Surtout que le chef du Parti Libéral croit qu’il suffit d’un peu de bonne volonté suffira pour le spectacle de clôture?
Aussi bien croire à la pensée magique Monsieur Ignatieff, quand tu fais affaire à des gens qui ne veulent absolument rien comprendre depuis un an.
Depuis un an le pathétique ministre du Patrimoine James Moore leur répète jour après jour l’importance de donner au bilinguisme la place qui lui revient.
Après tout, Moore est un des leurs, un gars de la Colombie-britannique. Pas un francophone (Québécois) martyre et pleurnichard qui veut voir du français partout.
Ce cher Moore, malhabile en matière de protection de la dualité linguistique, a tout fait ce qu’il pouvait, pauvre diable, pour souligner l’importance de montrer le vrai visage linguistique du Canada aux milliards de téléspectateurs du monde.
Les organisateurs se sont moqués de Moore, du Commissaire aux langues officielles Graham Fraser et même de l’envoyé de la Francophonie, le Suisse, Pascal Couchepin.
Quand Moore a fait trop de bruit, ils ont même eu le culot de lui exiger un autre 7,5 millions $ pour de la traduction. Petit oubli dans le budget, semble-t-il.
Et lorsque les journalistes ont demandé au COVAN ce qu’il pensait faire lors de la cérémonie de clôture, pour rehausser la place du français, ils ont répondu avec leur plus beau sourire narquois. « Rien du tout. »
Et le désastre de la semaine dernière?
« No big deal « a lancé John Furlong, le grand responsible du désastre.
Donc comment Michael Ignatieff peut s’attendre qu’ils vont « réparer l’erreur » lorsqu’ils ne voient pas d’erreur?
celine
Commentaire mis en ligne le 21 février 2010. La réglementation particulière imposé aux Haïtiens à l’entrée des départements d’outre-mer français.
Alors que la France se gargarise de grands principes et de « continuité territoriale », le visa d’entrée en France pour un Haïtien n’est valable ni en Guadeloupe ni en Martinique, ni en Guyane. Un second visa doit être accordé par le préfet de ces départements, qui agit dès lors comme pouvait agir le gouverneur d’une colonie au temps de l’esclavage. Ces mesures résultent de la hantise de la France esclavagiste de voir ses colonies contaminées par le virus de la liberté dont le germe s’était développé en Haïti.
8. La symbolique vexatoire.
La France a donné à l’aéroport de Cayenne en Guyane le nom de Rochambeau, le général qui tenta d’exterminer les Haïtiens en les gazant au souffre et en les livrant à des chiens dressés à dévorer les « nègres ».
9. La volonté constante d’empêcher Haïti de se développer.
La politique de la France à l’égard d’Haïti depuis 1802 est de s'en servir comme d’un épouvantail pour les Français d’outre mer qui songeraient à l’indépendance. De ce fait, la prétendue « coopération » n’a toujours été qu’un mélange de saupoudrages, de mesures factices, et d’actions de déstabilisation. On notera que les Français descendants d’esclaves sont systématiquement écartés depuis 1802 de toutes responsabilités liées à la politique française à l’égard d’Haïti.