On se croirait au temps du scandale des commandites.
Sauf que cette semaine à Ottawa, c’était au tour des conservateurs de se faire pincer dans un scandale de chèques trafiqués.
Depuis deux ans, ils distribuent en grande pompe des chèques qui portent le sigle du Parti conservateur – un gros « C » bleu. Le problème c’est que les fonds proviennent du « Gouvernement du Canada. »
Ce ne sont pas de vrais chèques. Ce sont des chèques géants en carton utilisés pour les séances de photographies et les conférences de presse.
Et pire encore, certains de ces chèques partisans sont signés par le député conservateur du coin.
Et quand il n’y a pas de député conservateur élu dans la circonscription, c’est le futur candidat conservateur qui signe. Comme on dit par chez nous : «Ils sont pas achalés».
Les Conservateurs ont fabriqué et présenté 181 de ces gros chèques depuis deux ans. Le Premier ministre Stephen Harper lui-même en a signé quatre.
Strictement parlant, il n’a rien d’illégal à mettre le sigle du parti sur ces gros chèques. Même pas ceux avec la signature de Stephen Harper. Personne ne croit que ce sont-là des chèques qu’une banque encaisserait. Surtout pas ceux signé "Stephen Harper." Donc ce n’est pas de l’escroquerie. Mais c’est de la fausse représentation. C’est berner le peuple canadien.
Dans les faits c’est de faire semblant que des dépenses gouvernementales légitimes sont défrayées par le Parti conservateur grâce aux largesses de Stephen Harper alors que ce sont des dépenses gouvernementales autorisées par le Parlement canadien.
Le premier député conservateur à se faire prendre en défaut dans l’affaire des chèques bleus cette semaine était le député Gerald Keddy de la Nouvelle-Écosse. Il s’agissait d’un chèque de 302 620 $ pour une patinoire de hockey dans le comté.
Il avait l’air fin dans la photographie officielle, ce monsieur Keddy, accroché à son gros chèque au sigle conservateur, qu’il remettait à une heureuse dame de son coin.
Keddy a dit ignorer qu’il y avait le sigle du Parti sur le chèque.
Problème : Le sigle du parti était au bout de sa main. Keddy n’avait qu’à lever son petit doigt pour le voir.
Le porte-parole du Premier ministre, Dimitri Soudas, a balayé la question en disant que le chèque de Keddy n’était « qu’un incident isolé. »
Problème : Les libéraux ont dénombré 181 « incidents isolés » impliquant 47 députés et ministres y compris Harper.
Ils ont d’ailleurs publiés toutes les photographies sur le site :
www.flickr.com
Au moins Soudas n’a pas dit que son patron signe des chèques sans savoir ce qu’il signe.
En politique, il est toujours mieux de savoir de quoi on parle avant d’ouvrir la bouche.
Encore une preuve qu’en politique, faux pas prendre tous les chèques pour du cash.
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Commentaire mis en ligne le 20 octobre 2009commencer donc a faire vacciner m.jean charest et sa gang de 40 voleurs.