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L'économie canadienne n'a pas souffert autant que celle des Etats-Unis

Presse Canadienne Article mis en ligne le 15 septembre 2008 à 23:00
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TORONTO - L'économie américaine a été terriblement éprouvée par la crise du crédit, mais jusqu'à présent, celle du Canada s'en est tirée avec seulement quelques bleus et des égratignures, estiment des économistes.
Toutefois, l'armure du Canada - le riche secteur des ressources - pourrait ne pas être en mesure de générer suffisamment de croissance pour protéger davantage l'économie du pays face aux coups durs, ajoutent les spécialistes.
En surface, les choses semblent relativement calmes.
Le produit intérieur brut (PIB) du Canada a reculé lors des deux derniers trimestres, mais ces baisses n'ont pas été hors de contrôle. Les données pourraient être révisées, et l'économie ne semble pas se diriger vers une profonde récession.
Le chômage est quant à lui demeuré stable à 6,1 pour cent en août, soit un taux proche du plancher observé il y a 30 ans, et le secteur immobilier est loin d'avoir souffert autant que celui des Etats-Unis.
Cette année, le Canada a jusqu'à présent vu s'ajouter un total net de 86 900 emplois, comparativement à 221 000 lors des huit premiers mois de l'année dernière. En regard des pertes d'emplois enregistrées aux Etats-Unis, cela constitue une bonne performance.
Cela ne signifie cependant pas que la suite des événements sera aisée parce que la récente vigueur des prix des matières premières est trompeuse, a indiqué Avery Shenfeld, économiste à la Banque CIBC, qui ne juge pas le Canada complètement immunisé au ralentissement mondial.
La légère croissance de la production pendant la première moitié d'année était surtout attribuable à la hausse des cours des matières premières, ce qui annonce un deuxième semestre plus difficile compte tenu de la récente baisse des prix des ressources naturelles, a-t-il observé.
Le consommateur canadien représente un gros point d'interrogation, bien qu'il ait continué à dépenser durant le ralentissement, donnant du tonus au secteur de la vente au détail et au marché immobilier tout en maintenant le Canada en avance sur son voisin du sud.
Si les Canadiens commencent à se préoccuper de l'impact de l'effondrement survenu à Wall Street, ils pourraient resserrer les cordons de la bourse, ce qui provoquerait une réaction en chaîne au sein de l'économie du pays.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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