MONTREAL - A l'approche des grandes vacances, plusieurs se demandent si les moyens de pression entrepris par les douaniers du Canada, sans contrat de travail depuis juin 2007, retarderont l'attente aux différents postes frontaliers.
Même si la grève légale ne peut être déclenchée avant le mois de septembre, le premier vice-président du syndicat des douaniers (CEUDA), Jean-Pierre Fortin, avoue que ses membres pourraient décider de ne pas attendre jusque-là pour se faire entendre.
S'il n'entrevoit pas de problème majeur d'ici les prochaines semaines, il affirme cependant que l'employeur a tardé à établir les services essentiels, une stratégie qui met, à son avis, la pression sur la partie syndicale.
Selon M. Fortin, les moyens utilisés dernièrement par les douaniers pour faire entendre leur message ont été jusqu'à maintenant respectueux.
Il rappelle toutefois que la patience de ses membres a des limites et qu'il est grand temps que le Conseil du Trésor établisse des dates de négociation.
Les principaux points de litige concernent le salaire, l'ancienneté et la sécurité d'emploi. Au dire du porte-parole syndical, les deux parties sont encore très loin d'une entente.
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