Rahim Jaffer et Christian Paradis (Photo PC)
Christian Paradis sous enquête
Pauvre Christian Paradis, ministre des Ressources naturelles et lieutenant québécois de Stephen Harper.
Le voilà sous enquête par la Commissaire à l'éthique Mary Dawson dans une affaire de contrats gouvernementaux alors qu'il était ministre des Travaux publics et services gouvernementaux Canada.
Tout ça parce qu'il aurait parlé à Rahim Jaffer, l’ " enfant chéri " du Parti conservateur et conjoint de Helena Guergis, ancienne ministre récemment mise à la porte par Stephen Harper.
La Commissaire Dawson se penchera sur les liens entre le ministre Paradis et l'ancien député conservateur, Jaffer, qui voulait lui vendre des panneaux solaires pour les toitures de tous les édifices gouvernementaux. Une affaire de dizaines de millions de dollars.
Paradis a déjà admis avoir discuté de panneaux solaires avec Jaffer et de l'avoir dirigé vers son adjoint Sébastien Togneri, pour que ce dernier organise une rencontre avec les fonctionnaires du ministère.
Paradis insiste qu'il est blanc comme neige, et qu'il n'y a là aucun conflit d'intérêts.
" Je me suis toujours comporté de façon appropriée. . " a-t-il affirmé.
Il insiste qu'il n'a jamais profité de son poste de ministre pour promouvoir ou favoriser les panneaux solaires de Jaffer et de la Green Power Generation.
C'est par pur hasard, semblerait-il, qu’un adjoint de Paradis aurait exercé des pressions sur des fonctionnaires du bureau du sous-ministre des Travaux publics pour qu’ils étudient la question des panneaux solaires. Il y a un paquet de courriels à l’appui.
Ça fait longtemps que Harper voit venir cette affaire. C'est pourquoi il y a un mois il a interdit au personnel politique de comparaître devant des comités parlementaires. Ni dans l’affaire Jaffer, ni dans une autre.
Car ça va beaucoup plus loin que le bureau de Christian Paradis. Déjà de nombreux courriels indiquent que Jaffer est allé visiter les bureaux ou les adjoints d'au moins cinq ou six autres ministres.
On sait où ça commence mais on ne sait jamais ou des affaires comme ça peuvent finir.