Gilles Duceppe du Bloc Québécois
Chapeau monsieur Duceppe!
La vérificatrice générale Sheila Fraser veut tout savoir sur comment les députés et les sénateurs dépensent leurs allocations.
La vérificatrice générale veut tout voir : les comptes de bureau, de déplacements, de voyages, d'ameublements, qui ils engagent à contrat pour la recherche ou comme secrétaire et combien ils payent leurs quatre employés et s'il y a de la famille ou des organisateurs politiques qui reçoivent des traitements de faveur.
Il y a 308 députés et 105 sénateurs. Ensemble ils nous coûtent 553 millions de dollars par année, salaries et dépenses. C'est plus qu'un million chacun.
Mais les députés s’y opposent disant qu’il y a d’autres moyens, déjà existants, d’assurer leur bonne conduite financière et éthique.
Sheila Fraser, qu'on surnomme la femme la plus honnête à Ottawa est bien connue pour son zèle de vérificatrice. On se souvient du travail qu'elle a fait dans le dossier des fameuses "commandites " du temps des libéraux. Elle n'a pas lâché avant de trouver ce qu'elle cherchait.
Ce n'est pas pour rien que les députés lui ferment la porte bien que la
Section 5 de la Loi sur la vérificatrice générale non seulement l'autorise mais l'oblige à fouiller toutes les dépenses du gouvernement du Canada, y compris celles des députés, des sénateurs et des ministères.
La dernière fois qu'un vérificateur général a mis le nez dans les livres des députés et des sénateurs c’était en 1991.
Il avait trouvé des filles de sénateurs qui travaillaient comme secrétaire pour papa, et des dépenses de tailleurs sans reçus pour la réparation des complets de sénateurs.
C’est vrai qu’il existe une forme de vérification faite par un petit groupe de députés qui forme un groupe ultra secret, le Bureau de la régie interne. Les résultats de ces enquêtes ne sont jamais rendus publiques.
Le travail du Bureau est même tellement secret que même les dates et les heures des réunions restent secrètes. Le Bureau n'a pas de porte-parole non plus.
Sur la question d'ouvrir les livres, seul le Bloc Québécois était d'accord pour permettre à madame Fraser de le faire.
" Je n'ai rien à cacher, " a dit Gilles Duceppe.
Ni lui ni le reste de son caucus, semblerait-il.
S'il y avait plus de leaders comme Duceppe au Parlement, il y aurait un peu plus de transparence et le public serait mieux servi par ses parlementaires.
Chapeau Monsieur Duceppe.
Claude Emile Provost
Commentaire mis en ligne le 19 mai 2010C'est évident qu'il n'y a pas de problème pour M.Duceppe pour les vérifications des comptes de ses députés. Mais ils sais fort bien et le souhaite qu'il en n'es pas de vérifications car pas sûr que toutes ses députés ont pattes blanches !