Helena Guergis devant le parlement à Ottawa (Photo PC)
Helena Guergis « tomassée » par Harper
Sa réputation est en ruine et sa carrière politique est finie.
Son patron Stephen Harper l’a mis à la porte et a appelé la police.
La raison? Des « allégations criminelles » répond Harper. Il refuse d’en dire plus. La GRC n’a rien à dire.
« Je n’ai rien fait de mal » clame-t-elle.
Pas de chance de se défendre. C’est Harper qui a décidé à sa façon. Pas de droit d'appel.
Finie comme ministre et dehors comme député, elle doit aller s’asseoir comme députée indépendante sur la dernière banquette à la Chambre des communes.
Il ne reste plus grand chose à la « Beauty Queen de Huronia » ancienne vedette du conseil des ministres de Harper autrefois responsable de la Condition féminine au fédéral.
Toute une dégringolade.
Et pour finir, le dernier coup de tout. Le Parti conservateur lui retire le droit de se représenter de nouveau pour le Parti conservateur dans sa circonscription de Simcoe-Grey, là où sa famille habite depuis trois générations.
Guergis veut se défendre publiquement et réfuter les « allégations criminelles » qui pèsent toujours contre elle depuis que Harper l’a dénoncée à la GRC.
Mais elle ne sait pas de quoi elle est accusée.
"Ces dernières semaines, j'ai été accusée, condamanée et punie sans savoir ce que j'avais fait de mal."
En coulisse, le Parti a déjà choisi sa remplaçante dans Simcoe-Grey, la docteure Kellie Leitch, une orthopédiste réputée de Toronto, et militante de longue date.
Guergis est-elle un bouc-émissaire? A t-elle payé le prix pour les indiscrétions de son mari Rahim Jaffer qui fait toujours l’objet d’une enquête parlementaire dans une affaire de lobbying, qui a le potentiel d’entacher une bonne poignée de ministres conservateurs.
Sûrement il doit y avoir plus que d'avoir prêté son Blackberry à son mari, ou sa limousine, ou de lui avoir passé son bureau de ministre pour qu'Il fasse ses transactions d’affaires.
La politique peut être cruelle parfois, surtout lorsque c’est Stephen Harper qui décide notre avenir.
colett
Commentaire mis en ligne le 11 mai 2010les commentaires anonymes sont retirés