Helena Guergis, ancienne ministre
Guergis et Jaffer deviennent Bonnie et Clyde
Alors qu’à Québec, Jean Charest est pris avec le scandale des influences politiques, à Ottawa Stephen Harper se débat avec le scandale " Bonnie et Clyde " de la ministre d’État Helena Guergis et son mari Rahim Jaffer.
Hollywood ne pourrait pas faire mieux -- une histoire sordide de soirée de sexe en groupe avec de la cocaïne, un dîner de 3 200 $ dans un restaurant torontois avec trois plantureuses putes et un ancien banquier des Hell's Angels. Un procès favorable pour Jaffer, accusé par la police de possession de cocaïne suivi d`un verdict douteux. Des dépenses de voyage de 632,000 $ autour du monde y compris une visite au paradis fiscal de Belize et l'enregistrement de trois compagnies bidons. Un téléroman policier!
Un détective privé, Derrick Snowdy, aurait eu connaissance d’une soirée de débauche à Toronto, et rapporte ça à un avocat du Parti conservateur, Arthur Hamilton de Toronto, qui informe Harper.
Harper appelle la GRC, met la ministre Guergis à la porte sans dire pourquoi. Il dit seulement que c'est à cause de son "comportement" et qu’il s’agit d’une affaire criminelle.
S'agit-il d'une affaire de cocaïne? La poudre blanche que la police a trouvée dans le veston de son époux Jaffer s'est-elle rendue au foyer familial? Ou quelqu'un s'est-il servi du mari pour tenter de faire chanter la ministre? Ou est-ce que c’est une histoire d’influence politique, comme à Québec.
Flashback sur Ottawa ou l'on apprend qu’en septembre dernier Rahim Jaffer s’est rendu à Ottawa avec Nazim Gillani son associé en affaires dans la compagnie Green Power Generation Inc.
Ils ont rencontré Brian Jean, le secrétaire parlementaire du ministre de l’Infrastructure John Baird, qui est en charge de donner les octrois du gouvernement pour les projets verts. Hélas pour Jaffer, c'est contre la loi de faire du lobbying sans être enregistré comme lobbyiste.
Et quelques jours plus tard, selon les dires de son associé Gillani, Jaffer aurait annoncé qu'il a des " entrées " à Ottawa, même au bureau de Harper, chose que le premier ministre nie catégoriquement.
Peu après Jaffer aurait soupé avec Baird, qui a dit aux Communes cette semaine qu'ils n'ont discuténi de contrats, ni d'octrois lors du souper. De quoi ont-ils donc parlé? De la pluie et du beau temps?
Est-ce Guergis était mêlé elle aussi aux projets de technologie verte au pofit de son mari?
L’Opposition insiste sur une commission d’enquête pour aller au fond des choses. Une enquête policière ne suffira pas.
Baird insiste que lui et Harper n'ont fait rien de mal. Pas besoin d’enquête, cessons d’en parler. Laissons la police faire son enquête.
« Non » répondent les députés de l’Opposition, qui se préparent à traîner Snowdy, Hamilton, Guergis, Jaffer, Baird et possiblement même Harper devant un comité parlementaire pour les faire parler.
De Toronto le détective Snowdy quiest 13 millions en dette, annonce qu'il sera à Ottawa le 28 avril pour témoigner.
À côté de ça, la saga Max Bernier-Julie Couillard c’est un conte pour enfant.
Le moins que l'on puisse dire c’est que Harper avait raison d'appeler la GRC. Comme tous bon télé-romans, on devra attendre le prochain épisode.
confidentiel
Commentaire mis en ligne le 17 avril 2010Foresbec a vendre.
Vous parler de disque americ et l abattoire de st cyrille régulierement.
Pendant que Foresbec est tout prêt de fermer.
P.S. Mon nom doit resté confidentiel.