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Tremblement de terre en Haïti : bilan dramatique
Le bilan reste encore très partiel au lendemain de la secousse de magnitude 7 qui s’est produite mardi à 16 h 53 heure locale à 15 kilomètres à l’ouest de la capitale d’Haïti, Port-au-Prince, mais les morts se comptent déjà par milliers.
En entrevue à CNN, le premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, a parlé de plus de 100 000 morts. Le président René Préval avait pour sa part estimé le bilan à plusieurs milliers de morts en entrevue avec le Miami Herald, décrivant au passage avoir vu des corps sans vie et entendu les cris des gens prisonniers sous les décombres du Parlement.
Haïti reste sans nouvelle de plusieurs de ses dirigeants alors que le Palais national s’est effondré. Différents hôpitaux et plusieurs bâtiments officiels ont également connu le même sort.
Des sauveteurs de plusieurs pays dont le Canada, la France et les États-Unis étaient attendus à compter de cet après-midi. Des chiens renifleurs devraient également apporter leur aide afin d’aider à retrouver les survivants prisonniers sous les décombres.
La communauté haïtienne de Québec réconfortée par la solidarité
À Québec, les nouvelles en provenance d’Haïti arrivent toujours au compte-gouttes et sont souvent dramatique pour les quelque 800 Québécois d’origine haïtienne que compte la capitale. Pourtant, l’appui qui prend rapidement forme permet aux Haïtiens de Québec de garder courage.
«À Québec, nous avons tous eu des appels de journalistes. Ça montre l’intérêt que nous portent les Québécois. Et puis nous avons également reçu beaucoup d’appels et de courriels de sympathies. Chaque fois qu’il y a un problème en Haïti, le peuple québécois est derrière nous, c’est vraiment réconfortant», raconte Alix Renaud, écrivain et journaliste d’origine haïtienne.
Les communications sont toujours aussi difficiles avec le pays dévasté. «On se sert du système D, on se fie sur les nouvelles, la radio, la télévision. Les Haïtiens se communiquent les nouvelles entre eux dès qu’ils ont une information. Une station de Miami relaye des bribes de nouvelles, mais la plupart des gens qui téléphonent tentent plutôt d’apprendre ce qui est arrivé à leurs proches. C’est la confusion, la cohue», explique M. Renaud.
«On est vraiment dans le doute, les communications sont coupées, on ne sait pas si les gens ne répondent pas parce qu’ils ne le peuvent pas ou parce qu’ils n’ont pas eu nos messages», s’inquiète l’auteur qui attend toujours des nouvelles de certains de ses proches et qui venait tout juste d’apprendre que l’oncle et la tante de son épouse étaient coincés sous les décombres au moment d’accorder une entrevue à Québec Hebdo.
Par ailleurs, Alix Renaud s’inquiète de l’accroissement de l’activité sismique dans son pays d’origine. «Il y a plusieurs années que les scientifiques signalent une faille sur l’île. À chaque tremblement de terre, la situation semble s’aggraver.»
jenny cheron
Commentaire mis en ligne le 3 février 2010photos souvenirs