TGV Québec-Windsor
Au cours de la prochaine élection, les libéraux fédéraux proposeront un Train à grande vitesse dans le corridor Québec-Windsor.
Tel est la manchette publiée le 28 septembre par le quotidien La Presse.
Je sais : il y a au moins trente ans qu’on en parle et pas moins de sept études majeures ont été consacrées au dossier.
Cependant, c’est la toute première fois qu’un parti politique majeur se propose d’en faire un engagement électoral.
Selon Vincent Marissal, du même quotidien, les astres n’ont jamais été aussi bien enlignés en faveur d’un tel projet.
Le gouvernement Charest semble prêt à embarquer. Les décideurs de la rive-sud du Saint-Laurent s’organisent déjà pour faire la promotion du projet et d'un tracé qui les favoriserait.
Le maire Régis Labaume de Québec est un fougueux partisan du TGV. On a aussi dit que le TGV rive-nord serait à Trois-Rivières ce que l’autoroute Jean Lesage a été à Drummondville : un puissant facteur de développement. On peut imaginer l’intérêt des gens de la rive nord.
En Ontario, le gouvernement McGuinty serait partant. Et le développement d’un système TGV nord américain fait partie du plan de relance proposé par le président Obama.
Du côté GES, on peut difficilement imaginer projet plus enthousiasmant. Des études sur la fréquentation suggèrent que 20% des passagers du futur train rapide proviendraient de gens qui font aujourd’hui le trajet en avion. La réduction des GES serait encore plus marquée si les trains étaient propulsés à l’électricité produite sur un mode renouvelable.
Denis de Belleval, PDG de Via Rail Canada de 1987 à 1989 nous fournit une clé pour juger du sérieux des libéraux fédéraux. Selon lui, toute démarche authentique devrait engager une somme de 100 à 200 millions $ dans une étude de préfaisabilité avancée.
Il est grand temps que le Canada se dote d’une telle infrastructure alors que l’un des leaders mondial dans le domaine, la compagnie québécoise Bombardier, fabrique des TGV pour « tout le monde et sa mère »… Encore la semaine dernière, Bombardier a annoncée avoir remporté un contrat de 4 milliards de dollars pour construire non pas un, mais 80 TGV pour la Chine!
Steven Guilbeault
Sylvain Lacroix
Commentaire mis en ligne le 9 octobre 2009Je crois que les gouvernements devrait agir et mettre enfin une fois pour toute ce TGV ou train rapide sur ses rails.
Mais ce qui bloquent ce projet c'est bien sûr les lobbyistes de l'aviation et du transport routier qu'ils ne veulent rien savoir du TGV.
Quelqu'un m'a dit que au lieu de dépenser que pour faire des études qui n'aboutissent à rien sur ce TGV Québec-Windsor, on devrait améliorer le service actuel de Via Rail en le rendant plus rapide et de réactiver les anciennes liaisons de Via Rail Canada qui ont été abolies le 15 janvier 1990 par le gouvernement Conservateur de Brian Mulroney.
Mais hélas, je ne suis pas d'accord. Nos trains actuels de Via Rail n'arrivent même pas à la cheville de l'avion et de l'automobile ainsi que les trains rapides Acela de Amtrak, du TGV,ICE,Renfe,X2000 en Europe et les pays en développements.
J'opte quand même pour le TGV Québec-Windsor et il faut que ça se fasse. Ça serai irresponsable et inconcevable de tourner le dos à un tel projet que les autres nations ont ou qu'ils vont avoir prochainement ou dans le futur.