Michael Ignatieff à Saint-Jean, N.-B.
La campagne électorale est commencée
C'est vrai cette fois.
La fièvre électorale s’est emparée des politiciens à Ottawa. C'est la saison des folies – les PoliticoFolies, non pas les FrancoFolies.
Stephen Harper est en tournée à travers le Canada depuis le début de l'été, garochant de l'argent à gauche et à droite (plutôt à droite.)
On parle de 23 milliards $ en 63 jours – un record canadien pour celui qui est un véritable Mon Oncle Antoine des temps modernes.
Vous en voulez de la stimulation? Eh bien, en v'là.
Harper est toujours en campagne électorale continuelle. C'est comme ça depuis la levée de la Chambre, en juin.
Chaque annonce du gouvernement semble nécessiter la présence de Harper qui souhaite que les électeurs voient des chantiers grouillants avant le jour du scrutin.
Le pont à Pitt Meadows en C-B. est en construction depuis cinq ans. Harper a dû se hisser sur le tablier de la structure pour annoncer de nouveau la construction. Ça prend du culot.
Au Lac Saint-Jean, les Conservateurs ont accordé 100 000 $ pour encourager un boucher à vendre de l'agneau. Un autre million est allé pour sécher des bleuets à Mistassini. Ce sont des coups doubles : créer des emplois et assurer des votes pour Denis Lebel et Jean-Pierre Blackburn.
La combinaison parfaite - stimuler l'économie tout en faisant une campagne électorale. Avec l'argent des contribuables. Pas fou ce Harper.
Harper a placardé la Saskatchewan de panneaux géants où l’on voit les jolis visages de lui et de son équipe partout -- en ville, sur les coins de rues, en campagne le long des routes. Même dans les champs de blé. Quelle récolte !
Pendant ce temps son principal rival, Michael Ignatieff dormait toujours bien tranquille sur deux oreilles il y a deux semaines.
Mais le voilà qu’il s’éveille et part en tournée électorale visitant trois provinces de l’Atlantique dans une semaine. En suite cette semaine c'était au tour du Québec : toute la Gaspésie, Mont-Joli, Amqui. Il est partout ce Ignatieff. Lui aussi est en campagne comme Harper tout en disant le contraire.
Le 2 août dernier, Ignatieff déclare aux journalistes: "Il ne faut pas parler d'élections mais bien de développement régional. "
Des propos bien reçus dans une Gaspésie qui a trop souvent entendu parler d'élections et pas assez de développement.
Mais le 11 août son lieutenant québécois, Denis Coderre a déclaré à Victoriaville : " Il nous faut des élections cet automne. Nous les Libéraux seront prêts. "
Coderre a dû se rendre compte qu'il était allé trop loin. Il a vite repris ses paroles : " Bien sur c'est mon leader Michael Ignatieff qui décidera. " Le petit lieutenant s'était pris pour un général.
Peu après, le conseiller en communications de Harper, un certain Dimitri Soudas a pris la peine de me faire parvenir un texte paru dans le Sherbrooke Record citant Coderre et la contradiction bien évidente avec les propos de son chef.
Sûrement pour s'assurer que j'informe correctement mes lecteurs.
C’est beau la politique, et facile le journalisme quand on écrit ce que Monsieur Soudas veut.
" Mission accomplished, Monsieur Soudas. "
Bill Wong
Commentaire mis en ligne le 15 septembre 2009Oncle Sam, tu devrais apprendre à mieux écrire ton français. C'est à des stupides comme toi que je dois supporter avec mes taxes et mes impôts qui ne cessent d'augmenter.