Stephen Harper a attiré environ 500 personnes à l’hôtel Universel, ce soir. (Photos : Ghyslain Bergeron)
Visite de Stephen Harper : pas de promesse pour Drummond, mais un bilan bien détaillé
Devant une foule convaincue mais posée, le premier ministre sortant du Canada, Stephen Harper, a invité les électeurs de Drummond à voter pour le Parti conservateur le 14 octobre prochain. «La seule vraie option pour éviter de retourner en arrière est de voter pour nous», a-t-il déclaré.
Environ 500 personnes se sont déplacées à l’hôtel Universel, ce soir, pour entendre le discours de Stephen Harper.
Dans le couloir menant à la grande salle, de nombreux électeurs se réjouissaient de cette grande visite.
Il faut dire que Brian Mulroney a été le dernier premier ministre canadien à mettre les pieds à Drummondville depuis 1993.
Malgré cela, M. Harper a dit bien peu de choses sur la région. Il a seulement fait une petite allusion au Mondial des cultures et indiqué avoir été impressionné d’apprendre que plusieurs joueurs de hockey étaient nés à Drummondville, comme les Yvon Lambert , Yvan Cournoyer, Marcel Dionne et compagnie.
Tout comme il l’a fait à Trois-Rivières, Stephen Harper a plutôt concentré ses énergies à pointer du doigt le travail des autres formations politiques et rappelé qu’il considère maintenant la «nation québécoise».
«De plus en plus de Québécois, de plus en plus de nationalistes se rendent compte que notre parti est le seul qui défend leurs intérêts à Ottawa. Pensez au 22 novembre 2006 : notre parti a reconnu que les Québécois forment une nation au sein d’un Canada uni. Je crois qu’on peut être fier de sa région et aimer le Québec sans vouloir briser la fédération canadienne», a-t-il déclaré.
Bilan
Mis à part une promesse faite à l’intention du réseau de télévision international TV5, le chef du Parti conservateur n’a pas sorti son plateau d’argent et espéré en retirer des votes supplémentaires du moins, localement. Durant son discours, il a accordé une place prépondérante au bilan des conservateurs depuis 2006.
«On a promis de baisser la TPS… c’est fait et trois ans plus tôt que prévu. On a promis de baisser les impôts… c’est fait! Depuis qu’on forme le gouvernement, une famille dans la classe moyenne épargne, en taxes et en impôts fédéraux, plus de 3000 $ par année», a-t-il rappelé.
Bien entendu, Stephen Harper a rappelé que les familles pourront épargner de l’argent à partir du 1er janvier avec les nouveaux comptes d’épargne libre d’impôt.
«Et ça ne sera jamais imposé! On a pris l’engagement de faire le ménage au gouvernement et de le rendre plus transparent et plus responsable envers la population… c’est fait!», a-t-il insisté.
Concernant le déséquilibre fiscal, Stephen Harper a rappelé son engagement à dénouer cet épineux dossier.
«Les libéraux ont créé le déséquilibre fiscal et, par la suite, ils l’ont nié, a-t-il soutenu. Ils n’ont pas voulu le régler alors que les bloquistes n’ont pas pu le régler. Nous, nous l’avons fait. Depuis notre arrivée en fonction, le gouvernement du Québec a reçu 4,5 milliards $ de plus du gouvernement fédéral. Grâce à cet argent, Québec a pu financer tous ses programmes et il restait encore de l’argent pour baisser les impôts. Bref, on en a fait plus en moins de trois ans que les libéraux l’ont fait en 13 ans de pouvoir».
Tout comme les libéraux, les bloquistes ont essuyé plusieurs critiques, ce soir.
«Comme chef d’un parti fédéral au Québec, Gilles Duceppe égale le record de Pierre-Elliot Trudeau : cinq élections. Cependant, M. Duceppe est le seul qui a gaspillé le pouvoir politique du Québec. Quand on a annoncé une aide spéciale d’un milliard $ aux secteurs forestiers et manufacturier, le Bloc, comme d’habitude, a crié et critiqué. Mais combien ce parti a-t-il donné aux travailleurs? Zéro!», a-t-il presque crié.
D’un ton ironique, M. Harper a également fait savoir que le chef du Bloc québécois procède à des affirmations «bizarres» depuis le début de la campagne : «Il a dit que les fédéralistes ont maintenant leur place au sein du Bloc… vous avez bien entendu. On voit bien que le Bloc se cherche une raison d’être.»
Chaudement applaudi, Stephen Harper n’a pas manqué, au cours de la soirée, de présenter le candidat dans Drummond, André Komlosy.
D’ailleurs, huit autres candidats, dont André Bachand (Sherbrooke), Claude Durand (Trois-Rivières) et Éric Lefebvre (Richmond-Arthabaska) se sont déplacés pour l’occasion.