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Les grandes oubliées du féminisme

par Yannick Pinel
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Article mis en ligne le 17 septembre 2008 à 21:32
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Les grandes oubliées du féminisme
Parfois, en de très rares occasions, il arrive aux victimes de devenir les bourreaux.
Je songe à ces femmes qui, dans les années 60, étaient traitées comme des esclaves par leurs maris et qui, aujourd’hui, exploitent de pauvres immigrantes pour faire le sale boulot dont elles se sont affranchies jadis.

Alors, résumons la situation. Un jour, exténuées de torcher à la fois leurs maisons et leurs maris, des milliers de femmes sont sorties dans les rues. Elles ont brandi des pancartes, brûlé leurs brassières et scandé haut et fort à l’autre moitié de la population qu’elles méritaient d’être traitées sur un pied d’égalité. Et aujourd’hui, parce qu’elles sont enfin libres de faire ce qui leur plaît, certaines travaillent autant, sinon plus que les hommes. Si bien qu’elles n’ont plus le temps de s’occuper de la maison, des repas et parfois même des enfants. Et les conjoints dans tout ça, font-ils leur part ? Permettez-moi d'en douter. Parfois, avec un peu de chance, ils ramasseront leurs bas qui traînent, sortiront les vidanges et metteront une assiette au lave-vaisselle. À ce stade, une seule solution s'impose: engager et héberger une aide familiale. De préférence une immigrante qui ne parle ni français ni anglais. C’est moins cher. Un petit lit au sous-sol, un peu de nourriture, une modeste allocation et le tour est joué. L’esclavagisme 2.0.

Si ces superwoman sont si occupées aujourd’hui, à tenter de jongler avec leur carrière, leur famille et leur vie sociale, c’est justement parce que l’exploitation de la femme a un jour cessé. Comprennent-elles le non-sens de leur geste ? Un geste qui perpétue ce qu’elles et leurs mères ont combattu. Retour à la case départ mesdames !

Je sais, le mari n’est pas mieux dans toute cette histoire. Il exploite autant la pauvre servante que sa femme. Mais dans son cas, c’est une habitude. Il le fait depuis des siècles. Pour les femmes, c’est tout nouveau par contre.

Vous pensez sans doute que je suis sexiste. C’est juste. Je déteste, mais alors là déteste... les hommes. Je les trouve prévisibles et cupides. Au point de ne pas comprendre les femmes qui veulent leur ressembler. À mon avis, c’est là que le féminisme a échoué. Mes amies, vous aviez raison de vouloir nous prendre nos acquis, nos conditions de travail, nos salaires et nos emplois. Mais nos défauts, il fallait nous les laisser. C’est à n’y rien comprendre. Pourquoi vouloir vous enlaidir, vous qui de plus en plus avez recours à la chirurgie plastique pour rester jeunes et belles ? Surtout que cette laideur, mesdames, aucun de vos fards à joues ne saura la cacher.

SO ! SO ! SO ! SOLIDARITÉ !

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marilyn o.

Commentaire mis en ligne le 23 septembre 2008
Ce n'est pas toutes les femmes qui ont lutté pour leurs droits, même que le féminisme reste, surtout aujourd'hui, un courant marginal. Des femmes -et des hommes- qui exploitent les immigrantes, peu d'être eux-elles sont sorti-es dans la rue pour défendre les droits sociaux!
Merci pour votre article, le mouvement féministe québécois a longtemps été blanc et bourgeois. Pourtant, les femmes provenant d'un milieu différent subissent souvent la triple oppression: ethnique, sexiste et économique...votre article rappel l'importance de s'unir contre toutes ces formes de discrimination!
L'égalité est loin d'être acquise...comme vous le dite.

La violence, la sous-représentation des femmes dans la sphère publique (et politique!), les agressions sexuelles, les publicités sexistes, la pauvreté etc.
Continuons la lutte! : )

Caroline B.

Commentaire mis en ligne le 22 septembre 2008
Je suis mère au foyer et a cause de ça on me regarde tout croche. Je pense que la vrai vie, c'est de m'occupé de mes enfants. Je respecte le choix de celles qui ont choisi une carrière florissante, pourquoi elles ne me respectent pas en retour.

Micheline Beaulieu

Commentaire mis en ligne le 20 septembre 2008
Je comprends votre position M. Pinel, mais en général, ne croyez-vous pas qu'on s'en tire plutôt bien, nous les femmes et vous les hommes?

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